21 Jumpstreet : notre critique web du film

Ceux qui ont grandi dans les années 80 connaissent 21 Jumpstreet, la série qui a lancé Johnny Depp, héros de la saga de piraterie. Ceux des générations postérieures connaissent le film qui reprend les bases de ce classique. On peut le dire sans risques : cette adaptation ciné n’est pas vraiment ce qu’il y a de plus sérieux, loin s’en faut ! Truffée d’humour et arborant une morale incontournable des films du même style, 21 Jumpstreet ne se démarque que par des situations loufoques qui ont le mérite de faire rire.

L’histoire annoncée a de quoi captiver : deux policiers en formation sont chargés d’infiltrer un lycée pour enquêter sur une affaire de drogue. Leur aspect juvénile ne leur permet cependant pas d’intégrer le corps enseignant, et c’est donc sous l’apparence d’ados perturbés qu’ils reviennent sur les bancs de l’école. Il n’est pas nécessaire de connaître la série du même nom pour apprécier le film. On peut même dire que c’est un avantage, puisque cela permet de garder une certaine objectivité. Les bases sont reprises pour être détournées avec une pointe d’humour qui ne laisse pas indifférent. Les premières minutes donnent un aperçu de ce que la suite réserve, et le ton ne descend plus avant que les deux héros ne soient en conflit.

Dans 21 Jumpstreet, les spectateurs découvrent un univers policier qui ne reflète pas uniquement les drames du métier. Les situations sont présentées avec sans complexes, et il est tout de suite plus facile de s’identifier à ces deux personnages un brin stupides qui mimiques à la perfection certaines particularités des ados d’aujourd’hui. Il est d’ailleurs difficile de passer plus de 15min devant le film sans rire ou parfois montrer une pointe d’agacement face à l’absurdité de certaines scènes. Si cela peut énerver les plus sensibles, 21 Jumpstreet a pourtant un vrai fond qui ambitionne d’utiliser la bouffonnerie pour traiter de sujets plus sérieux.

Ainsi, les personnages principaux abordent des thèmes qui peuvent parler à n’importe qui : les problèmes d’ados qui refont surface une fois adulte alors qu’on pensait les avoir mis de côté n’en est qu’un exemple. La solitude, la superficialité de certaines amitiés, les difficultés à s’intégrer dans un monde qui les dépasse, le besoin de prouver sa valeur… autant de sujets que les jeunes et les moins jeunes y retrouveront, et qui sont émis avec un humour dont le but est plus de dédramatiser que de rendre ridicule.

Même si le film ne parait pas très profond à première vue, il a de bons atouts qui jouent en sa faveur. Impossible de passer à côté, même si Channing Tatum et Johan Hill ne livrent pas ici leurs meilleures performances. Le spectateur aura aussi la surprise de voir un Johnny Depp qui fait un caméo vers la fin du film, comme pour faire un clin d’œil à la série qui l’a révélé au grand public. Drôle, amusant, mais pas très prenant, 21 Jumpstreet s’inscrit parmi les petites œuvres qui se regardent pour le plaisir de rire à ses heures perdues.

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